Complémentaire santé

Mutuelle du notaire et de l’étude

La CRPCEN couvre la santé de vos clercs, pas la vôtre. Deux besoins cohabitent dans l’office : votre complémentaire individuelle et celle de vos collaborateurs.

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Deux régimes

CRPCEN et notaire libéral : deux mondes distincts

C’est la source de confusion la plus fréquente dans les offices : la caisse du notariat que tout le monde connaît ne couvre pas le notaire.

La CRPCEN (Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires, créée en 1937) est un régime spécial de Sécurité sociale. Elle gère la maladie, la maternité, l’invalidité et le décès des salariés des offices, des chambres, des caisses de garantie et des organismes assimilés.

Le notaire libéral n’en relève pas. Il est affilié à la CPRN pour sa retraite et son régime invalidité-décès, et à l’Assurance maladie des travailleurs indépendants pour ses soins. Sa complémentaire santé se souscrit donc à titre individuel.

Notaire libéralClercs et employés
Maladie de baseAssurance maladie des indépendantsCRPCEN (régime spécial)
RetraiteCPRNRégime général + Agirc-Arrco pour les nouveaux affiliés
Invalidité-décèsCPRN, forfaitaireCRPCEN
Complémentaire santéContrat individuel, cadre MadelinComplémentaire collective de l’étude

Depuis le 1er septembre 2023, les nouveaux embauchés des offices relèvent du régime général et de l’Agirc-Arrco pour la retraite ; la CRPCEN conserve la gestion de la santé, de la maternité, de l’invalidité et du décès pour l’ensemble des salariés du notariat.

Votre contrat

La complémentaire santé du notaire libéral

Comme tout indépendant, le notaire supporte un reste à charge sur les postes que l’Assurance maladie rembourse mal : dépassements d’honoraires, optique, dentaire, audioprothèse, chambre particulière. La complémentaire santé sert à absorber cette part.

Souscrit dans le cadre Madelin, le contrat permet de déduire les cotisations du revenu imposable, dans les limites prévues par la loi. Un avantage réel au vu du niveau d’imposition de la profession.

Lisez les pourcentages en euros.

« 300 % de la base de remboursement » ne veut rien dire tant qu’on n’a pas traduit le chiffre en euros sur un acte réel. Demandez systématiquement un exemple chiffré sur une prothèse dentaire et sur une paire de verres progressifs : c’est là que les formules se départagent.

Hospitalisation
Le poste à ne pas sous-couvrir : dépassements du chirurgien et de l’anesthésiste, chambre particulière.
Spécialistes
Un niveau à 200 % de la base de remboursement couvre la plupart des dépassements en secteur 2.
Dentaire et optique
Les postes qui distinguent réellement les formules, à regarder en euros, pas en pourcentages.
Famille
L’extension au conjoint et aux enfants pèse le plus lourd dans le budget.
Madelin
Cotisations déductibles du revenu imposable, sous conditions.

Vos collaborateurs

La complémentaire collective de l’étude

Vos clercs et employés relèvent de la CRPCEN pour leur régime de base, mais l’office doit leur proposer une complémentaire santé collective.

Obligation
Complémentaire santé collective obligatoire, financée à 50 % minimum par l’office.
Articulation CRPCEN
Le niveau du contrat doit tenir compte des remboursements du régime spécial pour éviter la redondance.
Dispenses
Certains salariés peuvent en être dispensés dans les cas prévus par la réglementation.
Convention collective
La branche du notariat encadre les garanties minimales à respecter.

Comme tout employeur, une étude notariale doit mettre en place une complémentaire santé collective pour ses salariés et en financer au moins la moitié. Le contrat doit respecter le panier de soins minimal et les critères du contrat responsable.

La spécificité tient à l’articulation avec la CRPCEN : le régime spécial rembourse mieux que le régime général sur certains postes. Le niveau de la complémentaire doit en tenir compte, sinon l’étude paie une couverture en partie redondante. À vérifier à la mise en place ou au renouvellement.

Votre complémentaire santé

Un courtier spécialisé compare les niveaux réellement utiles à votre profil et à l’articulation avec la CRPCEN pour vos salariés.

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Ce qui distingue vraiment deux contrats

Ce qui compte

  • ✓Le niveau réel en euros sur le dentaire et l’optique
  • ✓La prise en charge des dépassements d’honoraires en hospitalisation
  • ✓Le délai de carence à la souscription, ou son absence
  • ✓Le tiers payant généralisé et la qualité du réseau de soins
  • ✓La stabilité tarifaire : l’évolution de la cotisation avec l’âge

Ce qui compte moins qu’on ne croit

  • ✕Les pourcentages affichés hors de tout exemple chiffré
  • ✕Les services de confort rarement utilisés
  • ✕Les garanties assistance déjà présentes ailleurs
  • ✕Les médecines douces, sauf usage réel et régulier
Le point aveugle : l’évolution du tarif.

Deux contrats équivalents à 45 ans peuvent diverger fortement à 60. Demandez la grille d’évolution par âge avant de signer : c’est l’information la plus utile et la moins spontanément communiquée.

Le prix

Combien coûte la mutuelle d’un notaire ?

Pour un notaire seul, une complémentaire santé de bon niveau démarre autour de 80 €/mois. Une formule renforcée sur le dentaire et l’optique se situe plutôt autour de 140 €/mois. Pour une famille, le budget dépend directement du nombre de bénéficiaires.

ProfilNiveauBudget indicatif
Notaire seulBon niveau, hospitalisation renforcéedès ~80 €/mois
Notaire seulFormule renforcée dentaire et optique≈ 140 €/mois
Notaire, conjoint et enfantsSelon composition familialeSur devis
Collectif de l’étudePar salarié, financé à 50 % minimumSur devis

Fourchettes indicatives : l’âge, le lieu d’exercice et le niveau dentaire/optique font l’essentiel de l’écart.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la mutuelle du notaire

La CRPCEN couvre-t-elle le notaire ?
Non. La CRPCEN est le régime spécial des clercs et employés de notaires : elle gère leur maladie, maternité, invalidité et décès. Le notaire libéral relève de l’Assurance maladie des indépendants pour ses soins, et de la CPRN pour sa retraite et son régime invalidité-décès.
La mutuelle est-elle obligatoire pour un notaire ?
Pas pour le notaire lui-même : sa complémentaire santé est facultative, même si elle est en pratique indispensable au vu des restes à charge. En revanche, l’office est tenu de proposer une complémentaire collective à ses salariés et d’en financer au moins la moitié.
Les cotisations sont-elles déductibles ?
Oui, lorsque le contrat est souscrit dans le cadre Madelin : les cotisations sont déductibles du revenu imposable dans les limites fixées par la loi. C’est un avantage notable compte tenu du niveau d’imposition habituel de la profession.
Qu’est-ce qui a changé pour mes salariés depuis 2023 ?
Depuis le 1er septembre 2023, les nouveaux embauchés des offices relèvent du régime général et de l’Agirc-Arrco pour leur retraite. La CRPCEN conserve la gestion de la santé, de la maternité, de l’invalidité et du décès pour l’ensemble des salariés du notariat, anciens comme nouveaux.
Quel niveau de garantie choisir ?
Priorisez l’hospitalisation, qui concentre les dépassements les plus lourds, puis le dentaire et l’optique si vous ou votre famille y avez recours. Faites toujours traduire les pourcentages en euros sur un acte réel avant de comparer deux formules.
Combien coûte la mutuelle d’un notaire ?
À partir d’environ 80 €/mois pour un notaire seul avec un bon niveau, autour de 140 €/mois pour une formule renforcée en dentaire et optique. Le budget familial dépend du nombre de bénéficiaires.

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